Lilian Froidure

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Aujourd’hui je vous propose de lire l’interview, rapide, d’un homme qui compte énormément pour moi : mon père – Lilian Froidure.

Lors du prochain Imagin’ Arts Masterclass « Spécial Pédagogie », Ce sera la première fois que l’on co-dirigera un stage.

Lionel Froidure : Lilian, qui es-tu ?

Lilian Froidure KarateLilian Froidure : J’ai 62 ans, et j’ai débuté le karaté en 1969. J’ai débuté l’enseignement en 1978, juge technique National en1978, Brevet d’Etat en juin 1979.  Je devient enseignant professionnel en septembre 1979.  Arbitre National en 1980 (20 ans d’arbitrage National), plusieurs fois demi-finaliste des championnats de France, Champion de France contact en 1985 et plusieurs fois médaillé National,  responsable de l’école des cadres de 1982 à 1992
responsable arbitrage Midi Pyrénées pendant de nombreuses années, Arbitre International, responsable école des cadres de 2000 à 2004, j’ai formé de nombreux professeurs, et de plusieurs élèves médaillés nationaux et internationaux. Aujourd’hui  je suis professeur de karaté et j’interviens dans des séminaires d’entreprise en faisant le lien avec le karaté.

Pourquoi as-tu commencé le Karaté ?

J’ai débuté le karaté en septembre 1969. Comme beaucoup de jeunes gens démunis à l’époque, je voulais être le plus fort, je pensais ainsi me faire respecter et être reconnu de cette façon, en somme trouver ma place dans la société en me faisant respecter par la force ! Le karaté m’a de suite attiré, avec ses combats virils et sans concession (techniques de poings, pieds et balayages…)

Pourquoi continuer ?

Une bonne question, mais elle ne s’est pas posée, le karaté est devenu comme une drogue. Le karaté est un Art, et comme dans tous les Arts si on aime, ça devient une passion (et même à certaines périodes de ma vie une obsession). D’abord la compétition puis l’enseignement qui a décuplé ma passion, c’est devenu un réel besoin de la partager.

Un conseil à donner aux enseignants et futurs enseignants ?

Quelqu’un m’a dit un jour : le but d’un professeur est que l’élève rattrape le professeur, mais celui du professeur d’évoluer en permanence afin de ne pas être rattrapé.

Je conseillerai également que le professeur n’oublie pas que le premier but recherché doit être l’épanouissement de ses élèves.

Ton intervention au Masterclass Pédagogie ?

Je suis vraiment honoré d’avoir été invité à participer à ce Masterclass. 30 années d’enseignement m’ont confirmé que le karaté est un tout.

Ainsi une très bonne maîtrise technique ne suffit pas à un élève pour devenir un bon karatéka. Nous pouvons faire le parallèle avec les études, il est important d’étudier et d’approfondir chaque matière. Sans cette démarche, on rencontre à un moment donné de sérieuses lacunes. On est alors obligé de revenir en arrière.

En karaté́, pour obtenir une connaissance de cet Art il est primordial de maîtriser tous les facteurs (internes et externes). La technique seule ne sert à rien. Dans le combat, comme dans la vie, l’espace temps et la notion de distance sont prépondérants. Plus on recherche la maîtrise de cet espace temps, plus notre technique est pure et sans appel. Tout au long de mon expérience d’enseignant, j’ai toujours recherché à faire ressentir ces notions. Responsable pendant plusieurs années de l’école des cadres pour la ligue Midi Pyrénées, une de mes priorités était de faire prendre conscience aux futurs enseignants que le karaté́ était un tout. Aussi, afin que mes élèves ne commettent pas l’erreur d’enseigner uniquement telle ou telle partie du karaté, ai-je mis en